Birmanie : une investiture sous haute tension et des amnisties symboliques
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Birmanie : une investiture sous haute tension et des amnisties symboliques

Marie-Hélène Dupont·

Photo : Unsplash

Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a officiellement pris ses fonctions de président, promettant une vision de développement pour une Birmanie meurtrie par les conflits. Son discours d’investiture a mis l’accent sur un projet de système fédéral et une relance économique centrée sur le monde rural.

Une légitimité internationale en question

La réaction de la communauté internationale, et particulièrement celle de Pékin, reste extrêmement mesurée. Si les médias birmans ont affirmé que le président chinois avait félicité le nouveau dirigeant, les canaux officiels chinois ont fait preuve d’une prudence diplomatique calculée. La Chine semble vouloir ménager ses intérêts économiques, notamment les projets des Nouvelles routes de la soie, sans pour autant cautionner ouvertement un régime dont la légitimité est largement contestée sur le terrain.

Des gestes d’apaisement jugés insuffisants

Pour marquer son accession au pouvoir, le nouveau président a accordé une amnistie à plus de 4 300 détenus. Parmi les mesures phares figurent la libération de l’ancien président Win Myint et une réduction de peine pour Aung San Suu Kyi. Toutefois, l’ONU et les organisations de défense des droits humains dénoncent des mesures de façade, rappelant que des milliers de prisonniers politiques restent derrière les barreaux alors que la répression militaire continue de faire rage dans les zones de conflit.

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