La capitale thaïlandaise traverse l’une des périodes les plus éprouvantes de son histoire climatique récente. Bangkok subit une vague de chaleur extrême depuis près de trois semaines, avec des températures ressenties dépassant régulièrement les 50 degrés Celsius, forçant les autorités à émettre des alertes sanitaires quotidiennes.
Le nord du pays asphyxié par les fumées
Pendant que le centre suffoque sous la chaleur, le nord du royaume, et particulièrement Chiang Mai, est en proie à une pollution atmosphérique record. Les niveaux de particules fines PM2.5 ont atteint des seuils critiques, en grande partie à cause des brûlages agricoles et des incendies de forêt. Le ministre de l’Intérieur Anutin Charnvirakul s’est rendu sur place pour coordonner la lutte contre les flammes et déployer des salles sans poussière pour protéger les plus vulnérables.
Des mesures d’urgence pour la population
Face à ce double fléau, le gouvernement tente de réagir par des mesures techniques et sociales. Des subventions sur l’électricité ont été annoncées pour aider les ménages à faire face à l’utilisation intensive de la climatisation, tandis que des restrictions sur les activités de plein air sont imposées. Ces crises climatiques répétées soulignent l’urgence pour la Thaïlande de repenser son modèle environnemental et de renforcer ses infrastructures de santé face aux défis du réchauffement global.

