Selon un rapport récent des Nations Unies, la Birmanie figure désormais parmi les 13 pays les plus exposés au risque de famine dans le monde. La situation humanitaire, déjà fragilisée par le coup d'État de 2021, s'est dégradée de manière alarmante en raison de la guerre civile et d'une gestion économique défaillante de la part du régime militaire.
Un contexte économique asphyxiant
L'insécurité alimentaire touche désormais plus de 21 % des ménages. La crise a été exacerbée par l'instabilité au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, provoquant une inflation massive sur les produits de première nécessité comme l'huile de palme, le sel et le riz. L'accès aux fertilisants et la baisse de la main-d'œuvre agricole menacent directement la récolte de riz, pilier de l'alimentation locale.
Une gestion contestée
Le général Min Aung Hlaing privilégie le contrôle des prix et des restrictions d'importations plutôt que des réformes structurelles. Cette politique a provoqué une chute drastique de la production avicole, rendant les protéines, comme les œufs, inaccessibles pour les familles les plus pauvres. L'ONU tire la sonnette d'alarme sur l'aggravation de ce drame humanitaire durant la période de mousson.

