Le conflit séparatiste qui ensanglante l'extrême sud de la Thaïlande a connu une tragique escalade. Dans la province de Narathiwat, une attaque coordonnée contre un poste de contrôle a coûté la vie à cinq membres des unités paramilitaires Thahan Phran, ravivant les tensions sécuritaires dans cette région frontalière avec la Malaisie.
Une violence persistante malgré les tentatives de dialogue
L'assaut a été d'une rare précision : six individus vêtus de noir, arrivés à bord d'un pick-up, ont ouvert le feu et utilisé des explosifs artisanaux sur le site de Buketa Sami. Outre le bilan humain lourd pour l'armée, deux civils ont été blessés lors de l'opération, dont un mineur désormais hors de danger. Les assaillants ont par la suite incendié leur véhicule pour effacer toute trace.
Une réponse ferme des autorités
Le Premier ministre Anutin Charnvirakul a fermement condamné cet acte, qualifié de terroriste, et a ordonné un renforcement immédiat de la coopération entre les forces de sécurité. Alors que les dépouilles des militaires ont été rapatriées dans leurs provinces respectives, cet événement souligne la fragilité d'une zone en proie à une insurrection vieille de deux décennies ayant déjà fait plus de 7 000 victimes.

