Un rapport accablant publié le 22 juin par l organisation Human Rights Watch dénonce les méthodes autoritaires employées par le gouvernement du Cambodge. L ONG pointe du doigt l utilisation systématique de poursuites pénales et de pressions physiques pour museler l opposition et renforcer le contrôle du Parti du peuple cambodgien.
Des aveux forcés comme outil de contrôle
Selon le document, des militants seraient contraints de présenter des excuses publiques ou d adhérer au parti au pouvoir afin d obtenir leur libération. Ces déclarations sont ensuite relayées par des médias partisans pour discréditer les figures dissidentes. Plus de 140 affaires analysées sur une décennie illustrent cette stratégie de réduction de l espace politique.
Appel à la réforme judiciaire
Human Rights Watch exhorte les autorités de Phnom Penh à abandonner les accusations injustifiées et à libérer les détenus politiques. Bien que le gouvernement cambodgien rejette systématiquement ces critiques, la pression internationale s accentue pour que le pays respecte ses engagements envers l Examen périodique universel des Nations unies.

