La Banque de Thaïlande a réitéré son choix de maintenir son taux directeur à 1 %, privilégiant une approche prudente face à une croissance économique jugée atone. Pour les experts, la solution ne réside plus dans la politique monétaire, mais dans une transformation profonde du modèle productif national.
Une économie à deux vitesses
Le paysage économique actuel se dessine sous la forme d'un K. Alors que les grandes entreprises exportatrices bénéficient pleinement des cycles mondiaux de la haute technologie, le reste du tissu économique, composé de PME et de ménages, peine à accéder au crédit et à maintenir son niveau de vie. Ce décalage freine la dynamique globale, cantonnant les prévisions de croissance annuelle à une fourchette modeste située entre 2,2 et 2,3 %.
Priorité à la productivité
Pour atteindre un potentiel de 3 à 4 %, la banque centrale exhorte le gouvernement à orienter ses efforts vers l'investissement technologique et la modernisation des infrastructures. La baisse des taux d'intérêt a atteint ses limites et ne saurait constituer le levier principal de la relance. L'enjeu est désormais de stimuler une productivité nationale capable de pallier les effets du vieillissement démographique et de garantir une répartition plus équitable des richesses sur l'ensemble du territoire.

