La justice thaïlandaise lance une procédure contre 44 anciens députés du Move Forward
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La justice thaïlandaise lance une procédure contre 44 anciens députés du Move Forward

Jean-Pierre Morel·

Photo : Unsplash

La Cour suprême de Thaïlande a franchi une étape décisive ce 24 avril en acceptant d’examiner une plainte visant 44 anciens députés du parti Move Forward, aujourd’hui dissous. Cette procédure, initiée par la Commission nationale anticorruption (NACC), fait suite au soutien apporté par ces élus à une proposition de réforme de l’article 112 du Code pénal, relatif au crime de lèse-majesté.

Une menace d’inéligibilité à vie

Le dossier repose sur l’accusation d’une violation grave de l’éthique politique. Les autorités estiment que la volonté de modifier cette législation protectrice de la monarchie contrevient aux principes fondamentaux de la Constitution thaïlandaise. Si les juges valident ces griefs, les prévenus risquent une interdiction définitive d’exercer toute fonction publique, ce qui décapiterait une partie de l’opposition actuelle.

Il est toutefois à noter que la Cour a refusé de suspendre immédiatement les dix députés encore en exercice, désormais rattachés au People’s Party. Ces derniers pourront continuer de siéger au Parlement en attendant le verdict final, marquant un répit temporaire dans une atmosphère politique sous haute tension qui pèse sur l’avenir de la démocratie parlementaire dans le royaume.

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