Le projet d'instaurer une taxe de départ de 1 000 bahts suscite de vives inquiétudes au sein du secteur touristique thaïlandais. Alors que le royaume cherche à consolider sa reprise post-pandémie, les professionnels du secteur craignent que ce prélèvement supplémentaire ne freine l'afflux de visiteurs internationaux, préférant des destinations voisines plus accessibles financièrement.
Un impact économique potentiellement lourd
Les estimations les plus pessimistes suggèrent que cette mesure pourrait engendrer un manque à gagner atteignant 150 milliards de bahts par an. Cette perte de revenus, corrélée à une baisse de la fréquentation, fragiliserait l'écosystème touristique local qui dépend fortement de la compétitivité des prix. Le débat fait rage entre les autorités cherchant de nouvelles sources de financement et les acteurs du tourisme alarmés par les risques de désertion.
L'équilibre fragile du tourisme
Si l'objectif affiché est d'augmenter les recettes publiques, les experts rappellent que la compétitivité d'un pays repose sur son attractivité globale. L'ajout d'une barrière financière, même modeste, est perçu comme un signal négatif pour les voyageurs. Il reste à voir si le gouvernement décidera de maintenir ce projet ou d'adopter une stratégie plus prudente pour préserver le dynamisme de son secteur clé.

