Le 48e sommet de l'ASEAN, qui s'est tenu récemment à Cebu aux Philippines, a été marqué par une vive inquiétude des dirigeants de l'Asie du Sud-Est. Face à l'escalade des tensions entre l'Iran et Israël, le Premier ministre thaïlandais, Anutin Charnvirakul, a plaidé pour une réponse régionale coordonnée afin de protéger les économies locales contre les chocs extérieurs.
Une menace directe sur la sécurité énergétique
Le point central des discussions a porté sur la vulnérabilité des routes maritimes, notamment le détroit d'Ormuz. Une perturbation prolongée de ce passage stratégique pourrait entraîner une envolée des prix du pétrole, impactant directement le coût de la vie en Thaïlande. Pour limiter ces risques, les États membres envisagent d'accélérer le projet ASEAN Power Grid et de renforcer les stocks de sécurité pétrolière.
Vers une souveraineté alimentaire renforcée
Parallèlement aux enjeux énergétiques, le sommet a mis en lumière la nécessité de sécuriser l'approvisionnement alimentaire. L'augmentation du prix des engrais et des transports pèse lourdement sur les agriculteurs. Anutin Charnvirakul a ainsi proposé d'élargir les mécanismes de partage des ressources, en s'inspirant des accords sur le riz déjà existants entre la Thaïlande et ses voisins, afin de garantir la stabilité des prix pour les populations les plus fragiles de la région.

