Les autorités thaïlandaises ont lancé une opération d'envergure contre les pratiques illégales de détention foncière sur l'île de Koh Phangan. Pas moins de 112 entreprises sont aujourd'hui dans le viseur de la justice, soupçonnées de recourir illégalement à des prête-noms.
Une pratique strictement encadrée
La législation thaïlandaise impose des restrictions sévères sur la propriété foncière pour les investisseurs étrangers, interdisant la possession directe de terres. Pour contourner ces règles, de nombreuses structures ont eu recours à des citoyens thaïlandais agissant comme paravents pour masquer la propriété réelle des terrains. Cette pratique, connue sous le terme de prête-noms, est au cœur de l'enquête actuelle menée par les autorités locales et nationales pour assainir le marché immobilier.
Conséquences pour les investisseurs
Les procédures judiciaires engagées pourraient entraîner la saisie de terrains ou la dissolution forcée des entreprises fautives. Cet avertissement souligne la volonté de l'administration de faire respecter la loi sur la propriété immobilière dans les zones touristiques sensibles. Les propriétaires et investisseurs étrangers sont désormais invités à régulariser leur situation rapidement afin d'éviter des sanctions sévères, marquant la fin d'une ère de tolérance vis-à-vis de ces montages juridiques opaques.

