L'économie des Philippines traverse une zone de fortes turbulences avec une croissance limitée à 2,3 % au deuxième trimestre 2026. Ce résultat, bien en deçà des attentes des analystes, constitue le niveau le plus bas enregistré depuis plus de cinq ans, excluant la période pandémique, et témoigne d'une fragilité structurelle préoccupante pour la zone ASEAN.
L'impact du choc énergétique
Ce ralentissement est directement corrélé aux tensions internationales liées à la guerre en Iran, qui affectent le détroit d'Ormuz. En tant qu'importateur net, l'archipel subit une inflation persistante qui grève le pouvoir d'achat des ménages, ces derniers représentant près de 70 % de l'activité économique nationale. La dépréciation du peso accentue encore la pression sur les prix des produits essentiels.
Un investissement public en berne
Le recul des investissements de 9,2 % est un autre facteur aggravant, lié à une gestion plus rigoureuse des projets d'infrastructures après des scandales de corruption passés. Bien que le gouvernement assure qu'il s'agit d'un passage à vide transitoire, les objectifs annuels restent sous une forte pression, obligeant les autorités à réévaluer leurs stratégies de relance économique pour le second semestre.

