La situation humanitaire en Birmanie vient de s'aggraver subitement après une frappe aérienne meurtrière sur un marché de l'État Rakhine, faisant au moins 50 victimes. Ce drame survient au moment même où la Malaisie avait engagé une procédure de rapatriement de 1 476 ressortissants birmans, créant une onde de choc diplomatique.
L'ONU appelle à la suspension immédiate
Face à la dangerosité persistante dans la région, Volker Türk, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, a pressé Kuala Lumpur d'interrompre sans délai ces retours. Il souligne que les conditions actuelles en Birmanie sont « loin d'être sûres » et s'interroge sur le caractère réellement volontaire de ces mouvements de population.
Une diplomatie malaisienne inflexible
Malgré les vives critiques des organisations internationales, le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, défend la légitimité de son programme, arguant de négociations préalables et de la nécessité de gérer la pression migratoire. Une seconde phase du projet, visant plus de 3 500 personnes supplémentaires, est déjà programmée, laissant craindre une poursuite des tensions sur le dossier des droits humains.

