Le régime militaire birman, dirigé par le général Min Aung Hlaing, traverse une phase d'instabilité interne marquée par un remaniement ministériel sans précédent. En l'espace de deux mois, près de 20 % des postes clés au sein du gouvernement et de la haute hiérarchie militaire ont été renouvelés, signe d'une consolidation du pouvoir par le cercle restreint du chef de la junte.
Un jeu de chaises musicales au sommet
Ces changements brutaux touchent des ministères régaliens comme la Défense, l'Intérieur et la Santé. Le remplacement fréquent des titulaires, incluant des proches conseillers et le médecin personnel du général, illustre une difficulté croissante à maintenir une administration stable tout en gérant une répression accrue sur le terrain.
Des conséquences pour la stabilité régionale
La promotion de figures controversées, comme le général Than Htike au renseignement militaire, confirme l'intention du pouvoir d'accentuer une gestion autoritaire. Ces mouvements au sein de l'appareil sécuritaire birman inquiètent les observateurs, qui y voient le signe d'une impasse persistante dans les discussions de paix. Cette stratégie du resserrement autour de fidèles de la première heure pourrait aggraver l'isolement diplomatique de Nay Pyi Taw dans les mois à venir.

