La situation à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande se fragilise à nouveau, marquée par une succession d'incidents diplomatiques et de renforcements militaires. Phnom Penh a récemment dénoncé des violations de souveraineté liées à des travaux unilatéraux menés par Bangkok, ravivant un contentieux territorial hérité de l'époque coloniale.
Une escalade dans la rhétorique
Le ministère cambodgien des Affaires étrangères a multiplié les notes diplomatiques, citant des incursions de soldats thaïlandais près de la borne frontière n°26. Ces activités, incluant le défrichage de zones forestières et l'installation de clôtures, sont perçues par le Cambodge comme une tentative de modifier le tracé frontalier sans concertation, malgré les appels incessants à la reprise des travaux de la Commission mixte des frontières.
L'achat de blindés chinois au centre des débats
Parallèlement, la confirmation par Hun Sen, président du sénat cambodgien, de la réception de 40 chars de combat chinois T59D ajoute une tension supplémentaire. Bien que Phnom Penh assure que cet achat est purement défensif et planifié de longue date, ce renforcement de l'arsenal cambodgien est scruté avec méfiance à Bangkok, faisant craindre une militarisation accrue d'une zone déjà sous haute tension diplomatique.

