La région de l'extrême sud de la Thaïlande a été secouée par une série d'attaques coordonnées en début de semaine, marquant un regain de tension préoccupant dans les provinces de Pattani et Yala. Ces événements rappellent la persistance du conflit séparatiste qui affecte ces zones frontalières de la Malaisie depuis 2004.
Une infrastructure stratégique visée
Le 9 juin, une centrale biomasse située dans le district de Nong Chik a été le théâtre d'une incursion armée. Un commando d'individus a neutralisé le personnel avant de provoquer plusieurs détonations sur le site industriel, une cible économique hautement symbolique.
Un engin explosif près d'une école
Parallèlement, une bombe artisanale d'environ 80 kilogrammes, dissimulée sous la chaussée, a explosé près d'un établissement scolaire à Raman. L'attaque a visé une unité de police assurant la protection des enseignants et des élèves, blessant trois personnes. Ce choix de cible proche d'une école souligne la dangerosité accrue des méthodes employées par les insurgés locaux.

